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Que sont les korbanot et Psouké dézimra ? Les femmes doivent-elles les dire ?
Points-clés
Que sont les korbanot ?
Des parties de la Torah, de la Michna et du Talmud décrivent certains des sacrifices offerts dans le Beth Hamikdache. Le plus important est la portion du korban tamid (une offrande sacrifiée deux fois par jour, Bamidbar 28:1-8).
Pourquoi les récitons-nous ?
Aujourd’hui, lorsque nous n’avons pas de Beth hamikdache (le Temple), étudier les sacrifices est ce qui nous rapproche le plus de l’acte de les offrir.
Est-ce obligatoire de les réciter ?
Certaines autorités halakhiques estiment que réciter les korbanot n’est pas obligatoire pour les femmes ou pour les hommes. Selon certaines, les femmes devraient s’efforcer de réciter au moins la portion de tamid.
Qu’est-ce que sont les Psouké dézimra ?
Achré et les cinq chapitres de Téhilim qui le suivent constituent le cœur des psouké dézimra. Des versets additionnels de louange ont été ajoutés avec le temps.
Pourquoi les récitons-nous ?
Le Talmud nous enseigne que nous devons toujours louer Dieu avant de prier et un autre passage talmudique suggère que l’on devrait veiller à réciter quelques versets de louange envers Dieu, appelés psouké dézimra, chaque jour. Les psouké dézimra nous aident à atteindre l’état d’esprit approprié pour prier. Leur récitation a le statut d’une coutume contraignante.
Quel est le minimum à réciter ?
Lorsque le temps est compté, le minimum est de réciter les deux brakhot de louange encadrant les psouké dézimra – Baroukh ché-amar et Yichtabakh avec Achré au milieu. S’il y a un peu plus de temps, l’on peut ajouter les Téhilim après Achré.
La coutume de réciter les psouké dézimra s’applique-t-elle de manière égale aux femmes et aux hommes ?
Les autorités halakhiques se rangent des deux côtés de cette question :
- Oui : les psouké dézimra sont une préparation à la prière, liés à l’obligation de prier, qui est partagée tant par les hommes que par les femmes.
- Non : la récitation par les femmes est louable mais optionnelle, soit parce que de nombreuses femmes ne récitent pas le Chmoné Esré à la base ou parce que les psouké dézimra sont liés au temps.
Les femmes récitant les psouké dézimra doivent-elles aussi réciter les brakhot ?
- Le rabbin Ovadia Yossef tranche que les femmes doivent omettre le nom de Dieu des brakhot encadrant les psouké dézimra afin de ne pas dire une brakha lé-vatala, une brakha en vain.
- Ceux qui permettent que les femmes récitent les brakhot de manière volontaire ne devraient avoir aucune objection à ce que les femmes récitent les brakhot dans ce cas.
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