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Pourquoi les hommes récitent-ils ché-lo assani icha ? Pourquoi les femmes disent-elles ché assani kirtsono ?
Points-clés
Pourquoi les hommes récitent-ils la brakha “ché-lo assani icha”, “Qui ne m’a pas fait femme” ?
La Tosséfta et le Yérouchalmi expliquent qu’un homme exprime sa gratitude d’être astreint à plus de mitsvot que les femmes. Le Tour et le Beit Yossef soutiennent également que la différence entre les obligations de mitsva entre les hommes et les femmes constitue le fondement principal de la brakha.
Malheureusement, les hommes peuvent réciter la brakha avec d’autres intentions à l’esprit ce qui peut être offensant.
Que peut-on faire pour répondre à cette inquiétude ?
Il est important d’éduquer nos communautés. Le rabbin ‘Haïm David ha-Levy souligne que l’obligation des hommes à plus de mitsvot est un privilège et non un signe de supériorité. Les hommes devraient garder cela à l’esprit en récitant la brakha.
Peut-on omettre la brakha ou la changer ?
On ne peut pas simplement omettre des brakhot que nos Sages ont établies. Réviser la brakha est une question plus complexe, d’autant plus qu’il y a eu historiquement des cas de révision des birkhot ha-cha’har. Cependant, toute addition ou altération suffisante pour satisfaire ceux qui souhaitent un changement risquerait d’affecter le sens fondamental de la brakha. Dans ce cas, une personne récitant une brakha altérée pourrait ne pas être déchargée de l’obligation de la réciter.
Existe-t-il un moyen par lequel la révision pourrait être permise ?
Il est extrêmement difficile de nos jours de permettre de changer une brakha qui apparaît dans le Talmud. Pour qu’il y ait un changement, il faudrait d’abord qu’il y ait une large reconnaissance rabbinique qu’il existe un problème qui mérite d’être examiné. Cette reconnaissance pourrait être en train de gagner du terrain.
Pourquoi les femmes récitent-elles “ché assani kirtsono”, “Qui m’a fait selon Sa volonté” ?
Il se peut que les femmes aient pris l’initiative de la réciter. Puisque cette brakha est post-talmudique, certaines autorités halakhiques maintiennent qu’elle devrait être récitée sans mention du nom et de la royauté de Dieu (“Hachem Élokénu Mélèkh ha-olam”). Mais ni le Tour ni le Choul’han Aroukh n’indiquent que le format de cette brakha est différent d’une autre.
Que signifie “Ché-assani kirtsono” ?
Il y a deux interprétations principales :
- Acceptation : une acceptation résignée de la volonté de Dieu d’exempter les femmes de certaines mitsvot. Cette explication reconnaît implicitement à quel point il peut être difficile d’être confrontée à l’exemption.
- Une reconnaissance positive : une reconnaissance positive de la création de la femme dans l’image du Divin.
Les femmes doivent-elles la réciter ?
Non mais son langage est si large qu’une femme qui la récite peut l’interpréter comme elle l’entend.
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