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Les femmes doivent-elles réciter birkhot ha-cha’har ? Cent brakhot par jour ?
Points-clés
Que sont les birkhot ha-cha’har ?
Il y a deux façons principales de considérer les birkhot ha-cha’har : comme des brakhot pour le plaisir personnel du monde ou comme des brakhot louange pour le fonctionnement fondamental du monde et la compassion de Dieu qui lui permet de fonctionner.
Quand sont-elles récitées ?
La coutume commune est de les réciter ensemble au début de la prière, idéalement avant la fin de la quatrième heure halakhique de la journée. Elles peuvent cependant être récitées à tout moment de la journée, voire la nuit si nécessaire.
Pourquoi les femmes et les hommes récitent-ils ces brakhot ?
Ce sont des bénédictions de louange du monde et de notre capacité à y prendre part. Puisque l’horaire est flexible, du moins a posteriori, les birkhot ha-cha’har ne sont pas considérées comme liées au temps et le Choul’han Aroukh ne fait aucune allusion à une quelconque exemption pour les femmes.
Les femmes doivent-elles réciter des versions féminines des brakhot ?
Certaines des bénédictions, telles que ché-lo assani goy (Qui ne m’a pas fait non-juif) et ché-lo assani avèd (Qui ne m’a pas fait esclave) sont des bénédictions d’identité écrites à la première personne et formulés au masculin. Le féminin serait goya et chifkha. L’utilisation duféminin pour ces brakhot dépend généralement de la coutume de chaque femme.
Quelle est l’obligation de cent brakhot ?
Rabbi Méïr soutient qu’il y a une obligation de réciter cent brakhot par jour, s’appuyant sur le verset dans Dévarim 10:12 “Ce que [mah] l’Éternel, ton Dieu, te demande”. Le mot “mah” en hébreu, “ce que”, peut être lu comme “méa”, cent : ‘Dieu demande de vous cent’. D’autres rabbins offrent des explications additionnelles à cette halakha.
Est-ce que cela doit s’appliquer aux femmes ?
Les explications pour réciter cent brakhot ne sont pas exclusives aux hommes et la halakha de méa brakhot n’étant pas liée au temps, devrait s’appliquer aux femmes.
Est-ce qu’elle s’applique aux femmes ?
Aucune des discussions classiques sur ce sujet ne mentionne les femmes, même lorsqu’elles discutent de la possibilité de ne pas atteindre cent brakhot. Le rabbin Chlomo Zalman Auerbach déduit de ce silence que l’ordonnance ne s’applique pas aux femmes. En pratique, de nombreuses femmes se fondent sur l’avis selon lequel cent brakhot par jour ne sont pas obligatoires pour les femmes.
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