Quelle est la mitsva de kiddouche à Chabbat et Yom Tov, le soir et pendant la journée ? Quelle est l’obligation d’une femme ? Comment un couple doit-il gérer le kiddouche pendant nidda ?
Points-clés
Quelle est la mitsva de kiddouche ?
Les Assérèt ha-dibrot dans Chmot nous commandent “zakhor” se souvenir du jour du Chabbat pour le sanctifier, ce qui est identifié à l’exécution du commandement positif du Chabbat. Dans Dévarim le commandement est “chamor” observer le Chabbat qui est identifié avec le respect des interdictions.
Le Talmud enseigne que Dieu a prononcé les deux mots simultanément et que se souvenir de Chabbat demande de faire une proclamation verbale lorsqu’il commence, le kiddouche.
Si Dieu a déjà sanctifié le Chabbat, quelle est la signification de notre kiddouche ?
- Le kiddouche affirme et proclame la sainteté du Chabbat et sa grandeur (Rambam). Nous mentionnons la Création et la sanctification par Dieu du Chabbat au sein du kiddouche.
- Le kiddouche investit activement le Chabbat avec une sainteté supplémentaire (Ramban). La mention de l’Exode dans le kiddouche souligne la similarité de Chabbat avec les fêtes comme étant des jours que nous proclamons sacrés.
Pourquoi récitons-nous de nouveau le kiddouche pendant la journée ?
Nos sages ont introduit un kiddouche durant la journée, kiddoucha rabba, pour élever le repas de la journée. Puisque le vin est un vecteur pour le chant et la louange, commencer le repas avec une brakha sur le vin loue implicitement Dieu pour Chabbat. Habituellement, nous rendons notre louange explicitement en faisant précéder la brakha par des versets à propos de Chabbat.
Les femmes sont-elles obligées par le kiddouche, bien que ce soit un commandement positif lié au temps ?
Oui. Les femmes sont obligées de respecter les interdictions. Puisque chamor et zakhor ont été dits comme un, les femmes sont obligées de respecter tant les interdictions que les commandements positifs de Chabbat, ce qui inclut le kiddouche le soir et durant la journée.
Qu’en est-il du kiddouche à Yom Tov ? Les femmes y sont-elles obligées ?
Nos sages ont institué le kiddouche à Yom Tov, la nuit et le jour, avec des halakhot modelées sur celles du kiddouche de Chabbat. Le consensus halakhique est que les femmes sont obligées par le kiddouche à Yom Tov, le soir et la journée.
- Les fêtes sont un type de Chabbat à part entière, la logique s’appliquant à Chabbat s’applique à elles aussi (Choul’han Aroukh ha-Rav).
- Alternativement, les femmes sont obligées car l’obligation de kiddouche à Yom Tov est associée au terme “mikra kodèche”, proclamation sacrée, appliquée à Yom Tov. Plusieurs versets lient le terme “mikra kodèche” à l’interdiction d’effectuer des travaux. Ce lien est parallèle à la logique de l’obligation générale des femmes pour les mitsvot de Chabbat (Torat Refael).
Comment le kiddouche est-il récité ?
Nos sages ont institué de le dire sur du vin. (Pour le kiddouche dans la journée il y a plus de flexibilité). Celui qui récite kiddouche doit boire ‘melo lougmav’ (une joue pleine) de vin et il est préférable que les autres personnes présentes boivent également.
Typiquement, celui qui récite le kiddouche verse dans les verres avant le kiddouche ou verse dans un autre verre après le kiddouche et de ce verre verse aux autres après avoir bu.
Comment cela fonctionne-t-il pour un couple durant nidda (impureté rituelle liée aux règles) ?
Pendant nidda, il y a des limitations qu’un époux verse et serve du vin à l’autre.
On peut résoudre les difficultés liées à nidda par celui qui récite kiddouche posant la coupe devant lui après avoir fait kiddouche et l’autre époux la prenant ensuite. (Si la femme a fait kiddouche, le mari doit d’abord verser le contenu dans son propre verre avant de boire). Ils peuvent aussi verser tous les verres en avance, chaque époux versant pour soi.
Voyez ici pour une discussion à propos d’une femme déchargeant les autres de leurs obligations du kiddouche. Ensuite, nous regardons quelques problèmes pratiques supplémentaires qui sont particulièrement pertinents pour les femmes.
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