Retournez à Se couvrir la tête III : Qui
Quelle proportion de sa tête ou de ses cheveux une femme doit-elle couvrir ? D’où proviennent les variations de coutumes ?
Points-clés
De quelle manière la logique pour la mitsva affecte-t-elle comment une femme doit couvrir sa tête ?
- Si nous nous concentrons sur la dignité, se couvrir la tête est une forme d’habillement pour la tête. Montrer quelques cheveux ne compromettrait pas nécessairement cela.
- Si nous nous concentrons sur la pudeur, alors une femme se couvre plus qu’elle ne s’habille et montrer des cheveux est une préoccupation plus importante.
Que prescrit la loi de la Torah concernant la proportion à couvrir ?
La Torah commande de découvrir la tête de la sota. Nous pouvons en déduire que l’exigence au niveau toraïque est que la majorité de la tête de la femme soit couverte pour maintenir sa dignité.
Qu’est-ce qui doit être couvert pour la dat Yéhoudit ?
Le Talmud enseigne que dat Yéhoudit exige de se couvrir plus. Cela signifie soit s’assurer que ce qui est utilisé pour se couvrir la tête est digne ou s’assurer que la majorité des cheveux sont couverts, par souci de pudeur. Les inquiétudes liées à la pudeur sont également soulevées dans la discussion de érva.
Cela signifie-t-il que tous les cheveux doivent être couverts ?
Le Talmud mentionne Kim’hit, une femme méritoire, qui prit la pudeur à un extrême et couvrait toujours tous ses cheveux. Le Zohar pousse cela encore plus loin et affirme qu’une femme doit couvrir chaque mèche de ses cheveux. De nombreuses autorités halakhiques affirment que couvrir chaque cheveu est en effet méritoire, et d’autres affirment que cela est requis.
Existe-t-il des avis permettant de laisser quelques cheveux exposés ?
Oui, même parmi les autorités halakhiques qui mettent l’accent sur se couvrir les cheveux par pudeur, nombreuses autorisent une femme à laisser quelques cheveux exposés sans compromettre la pudeur.
Selon ceux le permettant, combien de cheveux peuvent être exposés ?
- Le Rachba permet d’exposer un peu de cheveux mais ne spécifie pas combien.
- Le Maharam Alachkar permet d’exposer les cheveux aux tempes et voire une frange.
- Le rabbin Ovadia Yossef affirme qu’il est de coutume d’exposer environ deux étsbaot (4-4,8 cm) à l’avant de la tête.
- Le rabbin Moché Feinstein note qu’en ce qui concerne l’érva, jusqu’à un téfa’h carré (64-92 cm2) peut être exposé et que cette mesure peut également être appliquée à se couvrir les cheveux. Cela revient à 4-4,8 cm sur le devant ou à l’arrière de la tête.
- Le rabbin Na’houm Rabinovitch (un rabbin sioniste-religieux récemment décédé), en suivant l’approche que l’obligation principale est de se couvrir la tête, argumente que le téfa’h ne s’applique pas ici. Tant que la majorité de la tête est couverte de manière digne, certains cheveux peuvent être exposés, sans une mesure maximale stricte. Il faut noter cependant que le Rachi sur la michna indique que les cheveux détachés jusqu’aux épaules peuvent définir une tête comme n’étant pas couverte.
Quelle est la place des perruques dans cette discussion ?
La michna fournit un précédent pour les femmes portant des perruques. En ce qui concerne la dignité, il se peut que de nos jours les perruques soient considérées comme plus dignes (ou peut-être qu’il faudrait insister à porter un petit chapeau sur la perruque).
En ce qui concerne la pudeur, les perruques ont l’avantage de couvrir entièrement mais elles peuvent donner l’impression que la tête n’est pas couverte. Des désaccords halakhiques sur le port de la perruque dépendent de quelle considération de pudeur reçoit la priorité. Bien que les perruques soient désormais largement acceptées, les standards de ce qui rend une perruque pudique varient.
, nous discutons dans quels cadres l’obligation s’applique.
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