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Comment les lois de érva évoluent-elles dans un contexte interpersonnel ? Comment cela affecte-t-il les lois d’habillement des femmes ? Et quelles sont les halakhot concernant les jupes et les pantalons ?
Points-clés
Comment les lois de érva s’appliquent-elles entre différentes personnes ?
Nous avons appris ici qu’avoir sa propre érva exposée (les organes génitaux ou les fesses) présente une barrière à la récitation du Chéma ou des brakhot. Cela présente également une barrière envers les autres même si la érva est derrière une barrière en verre ou un habit translucide puisqu’elle reste visible.
En général, comment devrions-nous regarder les autres ?
En dehors de la relation conjugale, les hommes ne peuvent pas regarder le corps des femmes dans le but d’y obtenir du plaisir. Certaines autorités halakhiques maintiennent qu’il existe un interdit parallèle pour les femmes.
Comment ces limitations se manifestent-elles avec la discussion d’érva ?
Le Talmud élargit les restrictions en ce qui concerne ce que les hommes peuvent voir durant le kriat Chéma, supposant qu’ils ont de plus grandes limitations à propos de ce qu’ils regardent.
Un homme ne peut pas réciter le Chéma devant un téfa’h (paume) ou plus des parties exposées du corps d’une femme qui sont typiquement couvertes comme le torse. Elles sont considérées comme érva pour lui, peu importe son intention ou sa réaction en les voyant. Certaines autorités halakhiques maintiennent que même moins d’un téfa’h présente un problème.
Comment ces limitations sur les hommes affectent-elles les femmes ?
Les discussions halakhiques sur l’habillement des femmes considèrent comme allant de soi que les femmes ne devraient pas découvrir un téfa’h, qui a été défini comme étant érva, intentionnellement en la présence d’hommes.
D’autres détails ?
Le Talmud désigne spécifiquement le chok comme étant érva. La michna stipule que le chok est la partie inférieure de la jambe. Les versets bibliques utilisent vraisemblablement ce terme pour désigner la cuisse. Les autorités halakhiques débattent quelle définition du chok s’applique ici :
- La Michna Broura statue que le chok est la cuisse, genou inclus, laissant la couverture de la partie inférieure de la jambe à la coutume. Dans les communautés qui suivent cette opinion, il peut y avoir une raison pour montrer moins d’un téfa’h du genou.
- Le rabbin Chlomo Zalman Auerbach suit l’opinion que la partie inférieure de la jambe doit être couverte en permanence.
Les pantalons sont-ils une option légitime pour couvrir le chok ?
L’interdiction de travestisme (Dévarim 22:5) ne s’applique probablement pas aux pantalons puisque les définitions d’habits masculins varient avec l’endroit et le temps. (Nous discutons de kli guéver ici.) Les pantalons sont encore sujets à débat car ils soulignent l’écart entre les jambes de manière plus prononcée que les jupes et accentuent souvent la forme des membres.
Y-a-t-il une autorité qui permette de porter des pantalons ? Sous quelles conditions ?
Le rabbin Yosséf Éliyahou Henkin considérait apparemment les pantalons amples, comme les palazzos, acceptables halakhiquement. Plus récemment, le rabbin Na’houm Rabinovitch soutient que la halakha permet aux femmes de porter des pantalons amples et pudiques sous un haut (comme une longue tunique) qui atteint le genou. Il met l’accent cependant sur le fait qu’une femme ne devrait porter ce type d’habit que lorsque cela correspond aux normes de sa communauté.
Quelles autres réserves existent sur le port du pantalon ?
La jupe ou la robe est devenue un signe d’identification avec la communauté des juifs pratiquants. Le rabbin J. David Bleich écrit que les personnes sérieuses à propos de l’étude de la Torah et de l’observance des mitsvot doivent faire attention à s’habiller d’une manière acceptée par la communauté afin d’honorer la Torah.
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