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À quoi servent les brakhot de la kriat ha-Torah, comment sont-elles structurées et qui peut les réciter ? Quel est le rôle du baal koré moderne ? Quelle est la teneur halakhique d’une lecture de femmes ?
Points-clés
À quoi les brakhot de kriat ha-Torah servent-elles ?
Ce sont des bénédictions sur l’accomplissement d’une mitsva ou des bénédictions de louange, établies comme faisant partie de la kriat ha-Torah. En y répondant et en répondant à barékhou, les membres de la communauté établissent leur participation active à la kriat ha-Torah.
Qui récite les bénédictions ?
Elles sont obligatoires pour le lecteur. Au temps de la michna, seul le premier lecteur disait la première brakha et seul le dernier lecteur disait la dernière. Ce n’est pas clair si barékhou était récité une fois ou par chaque lecteur. Les sages talmudiques établirent que chaque lecteur récite toutes les brakhot.
Si l’on met d’autres considérations halakhiques de côté, si une femme lisait une partie de kriat ha-Torah, dirait-elle les brakhot ?
Elle les dirait probablement comme brakhot sur l’accomplissement volontaire d’une mitsva ou comme brakhot de louange. Il existe une opinion selon laquelle une femme ne les réciterait pas, ce qui suffirait à exclure les femmes de lire puisque chaque lecture inclut des brakhot.
Comment l’aliya telle que nous la connaissons a-t-elle évolué ?
Kriat ha-Torah demande un certain nombre de lecteurs. Un manque de lecteurs compétents pourrait être résolu soit en ayant un seul lecteur lisant toutes les aliyot et récitant toutes les brakhot, soit en aidant à voix basse chaque “lecteur”, lequel réciterait les brakhot et répèterait la lecture mot pour mot. Avec le temps, cela a évolué avec le baal koré de nos jours (qui lit à voix haute) et l’olé (qui récite les brakhot).
Comment le olé récite-t-il les brakhot lorsque quelqu’un d’autre lit à voix haute ?
Ce n’est pas clair mais peut-être par le mécanisme halakhique de choméa ké-oné (celui qui entend est comme celui qui répond, ou lit, à voix haute) ou soit par le fait que l’olé suit le lecteur à voix basse.
Choméa ké-oné peut dépendre du baal koré (et possiblement même de l’olé) soit lui-même soumis à l’obligation de kriat ha-Torah. Il n’est pas clair non plus si une femme peut prendre l’un de ces rôles lorsqu’ils sont distincts.
Comment la halakha considère-t-elle les lectures de femmes dans les groupes de téfila de femmes ?
Puisque la téfila des femmes se tient sans minyan, les lectures en leur sein ne sont pas considérées comme kriat ha-Torah mais comme une étude de groupe à partir d’un rouleau de la Torah. Bien que ces lectures puissent créer une expérience d’étude et spirituelle positive, elles ont soulevé une opposition halakhique substantielle.
Quelles sont les plus grandes réserves halakhiques concernant ces lectures ?
- Une utilisation facultative du rouleau de la Torah.
- Création d’un nouveau rituel en imitant un rituel halakhique traditionnel.
- Abandonner l’opportunité d’accomplir la mitsva d’écouter kriat ha-Torah.
- Réciter des brakhot en vain.
Certaines autorités halakhiques considèrent les lectures de femmes permises tant que les brakhot ne sont pas récitées. Pour pallier ce problème, certains groupes conseillent aux participantes de repousser leur récitation personnelle de birkot ha-Torah le matin jusqu’à avant l’“aliya” mais cette stratégie a été largement rejetée. Les femmes pensant à participer à un groupe donné doivent savoir comment il fonctionne et sous quelle ligne directrice halakhique il opère.
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