Quelle est la signification halakhique de la bat mitsva ? Comment doit-elle être observée ou célébrée ?
Points-clés
Quelle est l’importance halakhique d’une fille atteignant l’âge de douze ans ou d’un garçon atteignant l’âge de treize ans ?
La halakha considère quelqu’un qui a atteint cet âge et a des signes physiques de maturité comme un adulte, complètement obligé aux mitsvot.
En pratique, il existe une présomption halakhique, ‘hazaka, que la jeune personne a développé les signes appropriés de maturité. Certaines autorités restreignent l’utilisation de cette ‘hazaka pour ne pas entraîner d’indulgence en ce qui concerne une mitsva de niveau toraïque.
Qu’est-ce qu’une bar mitsva ou une bat mitsva ?
Littéralement, bar mitsva ou bat mitsva signifie “assujetti aux mitsvot” et cela fait référence à celui ou à celle qui a atteint l’obligation halakhique.
Comment la bar mitsva est-elle célébrée ?
La célébration de la bar mitsva inclut typiquement que les parents organisent une séoudat mitsva, un repas pour la mitsva, pour leur fils pour célébrer son obligation aux mitsvot. Lors du repas, il récite une dracha, des mots de Torah, pour confirmer le caractère “séoudat mitsva” du repas.
Rituellement, certaines autorités maintiennent qu’un bar mitsva doit réciter un chéhé’hiyanou en portant des nouveaux vêtements pour assurer qu’il n’y a pas de problème d’une brakha injustifiée.
Qu’en est-il de la synagogue ?
Le père du bar mitsva récite “Baroukh ché ptarani mi onsho chél zéh”, “Béni est Celui Qui m’a exempté de la punition de celui-ci” ce qui reconnaît atteindre la fin de la période durant laquelle il pouvait être puni pour ne pas en faire assez pour éviter les péchés de son fils. La bénédiction est récitée lors de l’office, à l’occasion de la première montée à la Torah du bar mitsva,ce qui démontre son nouveau rôle au sein de la communauté.
Cette bénédiction n’est pas d’origine talmudique. Les pères la récitent donc souvent sans mentionner le nom de Dieu ou sa royauté. Cette option est également disponible pour les mères.
Est-ce que Baroukh chéptarani est récitée pour une fille devenant bat mitsva ?
Ici aussi, la bénédiction peut être récitée sans mentionner le nom de Dieu ou sa royauté mais au féminin “ché ptarani mi oncha chél zo”.
Y-a-t-il une séoudat mitsva pour une Bat Mitsva ?
Le changement de statut à devenir obligée aux mitsvot s’applique également à une bat mitsva tout comme à un bar mitsva.
- Néanmoins un nombre d’autorités maintiennent qu’une séoudat bat mitsva publique ne devrait pas être organisée (Rabbin Éliézer Waldenberg) ou n’est pas nécessaire (Rabbin Moché Feinstein).
- D’autres l’encouragent et la voient comme une opportunité éducative (Rabbin Ovadia Yossef et Rabbin Yé’hiél Yaakov Weinberg).
- Avec le temps et la nature de la bar mitsva, qui est plus orientée sur l’individu que sur l’entrée dans la communauté, la séoudat bat mitsva est devenue plus largement acceptée.
La bat mitsva doit-elle prononcer une dracha ?
Le rabbin Moché Feinstein permet à la bat mitsva de parler lors d’un kiddouche de bat mitsva. D’autres autorités, dont le rabbin Yits’hak Nissim et plus récemment le rabbin Yaakov Ariel, ont exprimé l’opinion qu’une fille bat mitsva doit partager des mots de Torah à sa séouda (bien que le rabbin Ariel appelle à quelque chose de plus privé avec la famille et les amis).
Quels autres rituels peuvent marquer une bat mitsva ?
Réciter chéhé’hiyanou (encore une fois avec un nouveau vêtement), une prière ou des versets, lire la méguila, mener un zimoun de femmes ou faire un siyoum.
De nombreuses autorités halakhiques ont exprimé leur opposition à une célébration de bat mitsva ayant lieu dans le sanctuaire de la synagogue. Les communautés avec des groupes de prières de femmes incorporent souvent la célébration de bat mitsva dans ces contextes.
Toute célébration doit donner le ton pour une vie entière à servir Dieu.
