Quelles sont les quatre lectures spéciales de la Torah ? Pourquoi les lisons-nous et qui doit les entendre ? Les femmes sont-elles obligées d’entendre Parachat Zakhor ?
Points-clés
Que sont les arba parachiyot ? Quand et pourquoi les lisons-nous ?
‘Hazal ont institué quatre lectures spéciales de la Torah, arba parachiyot, lors de Chabbatot de printemps, en plus de la portion hebdomadaire de la Torah.
Les arba parachiyot sont :
- Chékalim (Chémot 30:11-17) à propos du don du demi-chékèl pour les sacrifices communautaires. Nous la lisons lors du Chabbat de Roche ‘Hodèche Adar, ou celui le précédant, qui a lieu lorsque la collecte annuelle était annoncée au temps du Temple.
- Zakhor (Dévarim 25:17-19) portant sur le souvenir et l’effacement d’Amalek. Nous la lisons le Chabbat précédant Pourim pour lier la lecture au récit de la chute d’Haman dans la Méguila .
- Para (Bémidbar 19:1-22) à propos de la purification de la vache rousse. Nous la lisons généralement lors du Chabbat après Pourim, pour nous concentrer sur la pureté rituelle, un prérequis à l’offrande de Pessa’h.
- Ha ‘Hodèche (Chémot 12:1-20) à propos de la sanctification de la nouvelle lune et l’offrande de Pessa’h. Nous la lisons lors du Chabbat précédant ou coïncidant avec Roche ‘Hodèche Nissan, en préparation pour Pessa’h.
Les femmes sont-elles obligées de les entendre ?
Puisque les lectures de Chékalim, Ha ‘Hodèche, et (selon les opinions dominantes) Para sont toutes de nature rabbinique, et elles sont fixées à des temps spécifiques, les entendre est considéré comme un commandement positif lié au temps dont les femmes sont exemptes.
Qu’est-ce qui rend Parachat Zakhor différente ?
La Torah nous commande tant de nous souvenir que de ne pas oublier Amalek et nous accomplissons cette mitsva par la lecture annuelle de Parachat Zakhor.
Selon certaines opinions, écouter Parachat Zakhor lue dans un Séfèr Torah et en présence d’unminyan est obligatoire d’ordre toraïque. Cependant, lorsque nécessaire, la lecture faite à partir d’un Séfèr Torah sans minyan ou même dans un ‘houmache, peut suffire. Écouter la lecture de la Torah à Pourim avec l’intention de remplir l’obligation peut également suffire.
Les femmes sont-elles astreintes à la mitsva de se souvenir d’Amalek ?
- Le Séfèr ha’Hinoukh affirme que non car les femmes sont exemptes de participer à la guerre contre Amalek.
- Le Min’hat ‘Hinoukh est en désaccord. Parmi ses raisons, il y a celle que les femmes participent à la guerre lorsque la guerre est obligatoire.
Cela signifie-t-il que les femmes sont obligées d’entendre Parachat Zakhor ?
Même parmi les autorités halakhiques qui maintiennent que les femmes sont obligées de se souvenir d’Amalek, les avis divergent sur la nécessité pour les femmes de s’en acquitter en écoutant la Parachat Zakhor. La coutume commune est la rigueur et les femmes doivent faire l’effort d’y participer etles synagogues d’avoir des lectures spéciales pour les femmes.
Qu’en est-il si une femme ne peut se rendre à aucune lecture à la synagogue ?
Elle peut alors s’appuyer sur les opinions plus permissives et lire la paracha dans un ‘houmache (et également l’avoir à l’esprit lors de la lecture de la Torah à Pourim).
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