Qu’est-ce qu’un minyan et quel est son but ? Qui compte et ne compte pas dans un minyan et pourquoi ?
Points-clés
Quelle est la signification de la prière collective ?
Le Talmud enseigne que :
- Dieu ne méprise pas les prières du groupe.
- La présence de dix personnes ou plus invite la ché’hina.
- Certaines prières clés requièrent un “minyan” (nombre) de dix. Cela inclut dévarim ché bikdoucha, des paroles de sainteté comme kaddiche, barékhou et une répétition commune du Chéma.
Pourquoi le nombre de dix ?
La Torah semble considérer le nombre dix comme le quorum minimal pour former une communauté.
- Dieu aurait épargné Sodome pour dix justes.
- Les plus petits groupes des bné Israël auxquels des juges furent assignés étaient de dix.
Le Talmud déduit le nombre dix textuellement, établissant qu’il correspond aux « enfants d’Israël » comme ils apparaissent dans le commandement de sanctifier le nom de Dieu.
Qui compte pour un minyan ?
Des hommes juifs adultes libres.
Comment est-on arrivé à ce consensus ?
Les possibilités principales :
- Exemple Les versets sources du Talmud mentionnent les dix espions qui ont apporté un rapport défavorable et dix des frères de Yossef, tous des hommes adultes libres.
- Lecture de type midrachique Peut-être que le terme « bné Israël » signifie ici fils d’Israël et non enfants.
- Un troisième passage Un autre passage talmudique affirme que les femmes ne sont pas comptées dans un minyan pour le zimoun et cela peut s’appliquer plus largement.
- Obligation Il peut y avoir une obligation halakhique distincte de la prière collective dont les femmes sont exemptes, auquel cas les femmes ne compteraient pas dans un minyan pour celle-ci.
- Représentation Si le minyan est un corps représentatif pour tout le peuple juif, il suit peut-être le modèle de la Torah de choisir des représentants masculins. Ou il ne peut peut-être inclure que ceux ayant l’obligation d’exécuter les mitsvot positives liées au temps ce qui inclut certaines parties du service de la prière.
Une femme peut-elle compter comme le dixième membre d’un minyan ?
On rapporte que le rabbin Sim’ha de Speyer maintenait qu’une femme pouvait compter comme le dixième membre d’un minyan.
Cette position minoritaire unique a été rejetée en pratique.
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