Retournez à Zimoun : Partie I
Les hommes et les femmes peuvent-ils se joindre les uns aux autres pour former un zimoun ? Qui peut faire un zimoun bé-chem ? Quels sont les paramètres pour le texte du zimoun ?
Points-clés
Est-ce qu’une femme et deux hommes ou un homme et deux femmes peuvent se joindre pour faire un “zimoun mixte” de trois ?
La michna semble l’interdire. Rav Yéhouda ha-Cohen l’autorise, bien que son opinion ait été largement rejetée.
Quelles difficultés soulève le zimoun mixte ?
- Unité Ceux formant un zimoun doivent réciter le même texte ou avoir le même niveau d’obligation à dire le birkat ha-mazone, ces deux points faisant l’objet de doutes en ce qui concerne les femmes. (Voir plus ici).
- L’absence de kviout (statut établi) La halakha peut ne pas reconnaître les hommes et les femmes mangeant ensemble comme ayant la kviout nécessaire pour l’autoriser.
- Convenance Les femmes se joignant aux hommes pour créer un zimoun peut être considéré comme contraire à la bienséance. Au sein d’une famille, où il y a moins d’inquiétudes à propos de la convenance ou de la pudeur, quelques autorités halakhiques permettent un zimoun mixte. De nombreuses autres l’interdisent.
Pourquoi un zimoun mixte est-il différent de la participation des femmes à un zimoun masculin ou de se joindre pour un ha-motsi ?
- Avoir le même texte ou le même niveau d’obligation est plus urgent parmi ceux créant un zimoun.
- Leur kviout jointe est insuffisante pour créer un rituel commun.
- Le zimoun est une brakha à propos des personnes le créant se réunir. Les femmes et les hommes pouvant participer au même rituel, même à un repas, est une chose; marquer le mélange des sexes de manière rituelle à un repas et le célébrer en est une autre.
Qu’est-ce qu’un zimoun bé-Chem ?
Il s’agit d’un zimoun qui mentionne le nom de Dieu qui est compris comme exigeant un minyan de dix hommes. Quelques autorités halakhiques anciennes comptaient une femme pour un zimoun bé-Chem mais en pratique les femmes ne sont pas comptées.
Quel est le texte du zimoun ?
Le zimoun en lui-même commence par “Névarèkh ché-akhalnou”. Le texte du début est une introduction. Bien que certains voient l’introduction comme fixe et formelle, beaucoup la voient comme une formalité flexible, permettant au mézamène de mentionner une hôte ou sa mère.
Et d’un zimoun féminin ?
Un zimoun de femmes peut commencer par “gévirotaï” (mesdames) ou “‘havrotaï” (mes compagnes) ou même rabotaï lorsqu’il est entendu comme “mes estimées compagnes”. L’autre langage introductif peut être féminisé ou laissé au masculin pluriel ce qui pourrait également inclure les hommes présents/.
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