Les femmes doivent-elles s’accouder lors du Sédèr ? Les femmes sont-elles obligées à la mitsva de sipour yétsiat mitsrayim ?
Points-clés
Quand est-il obligatoire de s’accouder lors du Sédèr et pourquoi ?
Nous nous accoudons pour manger de la matsa et boire les quatre coupes. Manger en s’accoudant était une pratique courante lors des repas formels chez les Grecs et les Romains, un symbole de liberté inatteignable pour les esclaves.
Les femmes sont-elles obligées de s’accouder ?
Selon le Talmud, une femme en présence de son mari ne s’accoude pas sauf si elle est considérée comme une femme importante. Importante peut être lié à la relation maritale, à la richesse ou à sa stature spirituelle.
Au XIIIe siècle, le Mordekhaï enseigne que toutes les femmes de son époque sont importantes et doivent donc s’accouder. Bien que plus tard le Réma le mentionne, il justifie la pratique de nombreuses femmes achkénazes de ne pas s’accouder en notant que les personnes libres ne mangent plus en s’accoudant.
Et en pratique ?
Le fait qu’une femme s’accoude ou non en pratique dépend souvent de si elle a une coutume familiale claire. S’accouder peut être perçu comme une rigueur pour se décharger des mitsvot de la matsa et des quatre coupes de manière optimale.
Qu’est-ce que la mitsva de sipour yétsiat Mitsrayim ?
Pour raconter notre progression de l’esclavage à la liberté à leil ha-sédèr avec une référence à nos humbles débuts et le symbolisme de Pessa’h, matsa et maror.
Les femmes y sont-elles obligées ?
Oui, bien que ce soit positif et lié au temps. L’obligation est soit rabbinique (fondée sur af hen) ou toraïque (fondé sur af hen ou sur l’obligation de manger de la matsa).
Quel est le contenu minimal de la récitation du magid ?
Mah nichtana, avadim hayinou, les dix plaies, Pessa’h, matsa et maror, le début du Hallel et la deuxième coupe, brakha incluse.
