Quelle est la mitsva du chofar ? Les femmes y sont-elles obligées ? Quelles sont les halakhot pratiques à suivre ?
Points-clés
Quelle est la mitsva du chofar d’ordre toraïque ?
La Torah appelle Roche HaChana Yom Troua, un jour de troua. Nous apprenons par le targoum et un verset à propos des pleurs de la mère de Sisséra que la troua est un type de pleurs.
Par une comparaison au Yom Kippour du Yovel (Jubilée) nos sages apprennent que l’obligation de troua est accomplie avec trois séries de trois sons du chofar avec une troua insérée entre deux tkiot. Puisqu’il existe différentes interprétations de ce qu’est une troua (soit ce que nous appelons troua, chvarim, ou chvarim-troua) nous finissons par sonner trente sons pour accomplir l’obligation de la Torah.
Pourquoi sonnons-nous beaucoup plus que cela ?
Le Talmud enseigne que nous devons sonner deux sets de trente. Ha-Aroukh ajoute que nous sonnons cent sons parce que la mère de Sisséra a pleuré cent fois.
Les femmes sont-elles astreintes à cette mitsva ?
Au niveau toraïque, les femmes sont exemptes car le chofar est un commandement positif lié au temps. Cependant, l’exécution volontaire de cette mitsva par les femmes est devenue si constante et répandue qu’elle est traitée comme une coutume obligatoire à laquelle une femme ne peut pas se soustraire librement.
Quelles sont quelques halakhot pratiques pour les femmes entendant le chofar ?
- Une femme doit entendre au moins un set de trente sons, idéalement à la synagogue avec la congrégation et préférablement avant moussaf.
- Elle pourra manger avant si elle se sent faible ou malade sans cela.
- Il est permis de parler entre les tkiot si nécessaire, tant que la parole est liée à la mitsva. Ainsi, expliquer l’importance du moment aux enfants, afin qu’ils restent calmes, est permis.
- Accomplir l’obligation du chofar requiert l’intention tant du souffleur que de celui qui entend. Puisque l’on présume que le sonneur a à l’esprit toute personne qui peut entendre le chofar, une personne peut accomplir la mitsva du chofar même en l’entendant de l’extérieur de la synagogue si elle en a l’intention.
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