Merci de commencer en lisant d’abord Intimité physique I : L’intimité conjugale
et Intimité physique II : Limites et contact
Quel contact (néguiya) est permis entre femmes et hommes et dans quels contextes ?
Points-clés
Pouvons-nous récapituler les points abordés ?
Le Rambam définit une interdiction de la Torah de kriva laarayot comme interdisant le contact sexuellement affectueux entre un homme et une femme qui sont sexuellement interdits l’un à l’autre. Il note que d’autres contacts sont interdits entre un mari et sa femme d’ordre rabbinique pendant nidda. La question de savoir s’il entendait interdire davantage reste sujette à débat.
Des autorités débattent, par exemple, de la permissibilité d’un contact non sexuellement affectueux entre un homme et une femme qui ne sont pas mariés.
- Certaines autorités considèrent même qu’une poignée de main est “yéharég véal yaavor” (un acte pour lequel quelqu’un devrait être tué plutôt que de transgresser).
- De nombreuses autorités permettent certains types de contact et en interdisent d’autres, du moins au niveau rabbinique. Le rabbin Moché Feinstein statue qu’un tel contact peut être permis lorsqu’il est clairement reconnaissable comme étant non-sexuellement affectueux.
En général, quand la halakha permet-elle le contact entre un homme et une femme qui sont sexuellement interdits l’un à l’autre ?
Lorsqu’il est clairement catégorisé comme non-affectueux (ou du moins non-sexuel), sert un besoin halakhique reconnu et est la seule alternative disponible sur le moment. Idéalement il existe des facteurs atténuants supplémentaires.
La Halakha prend-elle en compte les intentions de quelqu’un ?
Oui. Le contact avec un manque d’intention affectueuse démontrable, comme aider quelqu’un à se relever après une chute ou se heurter à quelqu’un de manière non intentionnelle, est largement permis au sein et en dehors du mariage.
Savoir qu’une personne n’a pas d’intention affectueuse peut être un facteur atténuant pour évaluer d’autres contacts.
Quels sont d’autres facteurs atténuants ?
Toucher en portant des vêtements ou des gants ou dans le cadre d’une tâche professionnelle. Dans le cas de besoins médicaux, l’activité professionnelle fournit des raisons solides pour permettre le contact.
La halakha reconnaît-elle les besoins psychologiques et émotionnels ?
Oui. L’état mental d’une femme pendant l’accouchement a un grand poids halakhique et la halakha reconnaît la maladie mentale comme une maladie. D’autres facteurs de stress émotionnels extrêmement graves ont aussi reçu une reconnaissance halakhique. Dans certains cas, un contact affectueux de nature non-sexuelle, préférablement à travers un vêtement, peut être permis.
Qu’en est-il du contact lié aux normes culturelles comme la poignée de main ?
Il y a de nombreuses perspectives sur ce sujet, de considérer la poignée de main comme interdite en tant que yéharég véal yaavor à permettre de rendre le contact de manière non affectueuse. Plus le contact est formel, le mieux c’est.
Et avec la famille ?
La présomption d’absence de désir permet plus de souplesse. De nombreuses autorités permettent un contact non sexuel entre tout individu et ses descendants directs. Il existe un débat pour savoir si le contact familial sans élément sexuel peut être permis, est interdit ou n’est pas vu d’un bon œil.
À partir de quel âge les restrictions de contact s’appliquent-elles ?
L’âge de l’éducation (du ‘hinoukh) est dès l’âge de six ou sept ans. Il y a plus de souplesse pour une femme avec un garçon jusqu’à l’âge de neuf ans. Pour les hommes et les filles, certaines autorités limitent le contact dès trois ans, bien qu’une fille n’atteigne le statut de nidda que lors de ses premières règles.
