Merci de commencer en lisant d’abord Intimité physique I : L’intimité conjugale
Comment la halakha régule-t-elle le contact au sein du mariage et en dehors de celui-ci ? Quels sont les fondements halakhiques de chmirat néguiya ?
Points-clés
Comment les textes traditionnels considèrent-ils le contact ?
Les restrictions halakhiques à propos de l’intimité sexuelle et du contact créent des limites fermes qui nous sanctifient et nous invitent à exercer un contrôle de soi sans diminuer notre appréciation de la sexualité et son expression au sein du mariage ou de l’importance du contact en général.
Quand est-ce que les interdictions de la Torah à propos des relations sexuelles, gilouï arayot, s’appliquent-elles ?
- Entre certains proches d’une famille (voir Parachat A’haré Mot)
- Entre une femme mariée et un homme autre que son mari
- Pendant nidda (impureté menstruelle) tant au sein qu’en dehors du mariage (généralement des premières règles d’une femme jusqu’à son immersion juste avant le mariage).
Quelle est la signification de la phrase de la Torah “lo tikrévou”, ne pas s’approcher des gilouï arayot ?
- Les hommes et les femmes sont également coupables pour une transgression sexuelle consensuelle.
- Selon certains, lo tikrévou établit une interdiction de la Torah à propos des actes intimes qui sont proches des relations sexuelles. D’autres, dont le Ramban, considèrent ces actes comme étant interdits d’ordre rabbinique.
Pour ceux qui perçoivent lo tikrévou comme une interdiction de la Torah, quel contact est interdit ?
Il y a une série d’opinions sur ceci :
- Tout contact (une lecture possible du Rachba)
- Tout contact dans un but de plaisir (Rabbénou Yona)
- Le contact sexuel, dont s’étreindre et s’embrasser, qui peuvent conduire à des relations (Rambam).
Comment le Rambam se prononce-t-il sur un contact qui n’est pas sexuellement affectueux ?
Le Rambam statue que tout contact entre un couple marié pendant nidda est interdit rabbiniquement et il interdit également les câlins et de s’embrasser au sein de la famille, même si c’est de nature non-sexuelle. Nous pouvons en déduire qu’il n’aurait pas permis les câlins et les bises à d’autres couples interdits l’un à l’autre.
Et le contact qui n’est pas du tout affectueux ?
- Certaines autorités halakhiques statuent qu’un contact non-affectueux est interdit au niveau rabbinique.
- D’autres suggèrent qu’il peut être permis s’il est reconnaissable qu’il n’est pas sexuellement affectueux.
Qu’est-ce qui est considéré comme yéharég véal yaavor ?
Gilouï arayot est une des trois interdictions qui restent en place même lorsque sauver une vie dépend de leur transgression, yéharég véal yaavor.
Les autorités halakhiques débattent pour savoir si des actes transgressant lo tikrévou (supposant qu’il s’agisse d’une interdiction de la Torah) sont aussi considérés comme yéharég véal yaavor. Certaines appliquent yéharég véal yaavor de manière plus large.
Nous discutons des implications pratiques de ces opinions et analysons d’autres catégories communes du contact dans notre prochain article.
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