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Quelles sont les mitsvot de Pourim en dehors de la lecture de la méguila ? Quelles sont les obligations des femmes pour celles-ci ?
Points-clés
De quelles manières Pourim ressemble-t-il à Yom Tov ?
Pourim inclut une lecture rituelle (de la Torah et de Méguilat Esther), se réjouir et un festin (séoudat Pourim), michloa’h manot (envoyer des portions de nourriture à nos prochains) et matanot laévyonim (dons pour les pauvres).
Quelle est l’obligation de michloa’h manot ?
Envoyer des “portions” à un “ami” c’est-à-dire un minimum de deux portions de nourriture à une autre personne afin d’agrémenter leur séouda et de développer des sentiments d’affinité entre les juifs.
Idéalement, la nourriture ou la boisson d’au moins une michloa’h manot que chaque personne envoie doit convenir pour être servie durant la séouda.
Que sont les matanot laévyonim ?
La méguila décrit des “dons aux gens pauvres” c’est-à-dire un minimum d’un don de nourriture ou d’argent à deux personnes pauvres distinctes lors de Pourim afin d’inclure les membres les plus vulnérables de notre communauté dans notre sim’ha.
Les femmes sont-elles obligées par ces deux mitsvot ?
Oui. Le principe de af hen, inclusion dans le miracle, oblige les femmes à la méguila et s’étend aux michloa’h manot.
La halakha est-elle différente pour les femmes mariées ?
Un couple marié peut accomplir les mitsvot conjointement, tant qu’ils incluent des montants suffisants pour couvrir tant l’obligation du mari que celle de la femme. Il y a toujours une préférence pour qu’une femme mariée donne une de ses propres michloa’h manot.
Une femme peut-elle donner des michloa’h manot ou des matanot laévyonim à un homme ou vice-versa ?
Oui dans le cas des matanot laévyonim.
Le Réma adopte une position stricte en ce qui concerne les michloa’h manot qui créent des affinités entre hommes et femmes bien que certaines autorités halakhiques modernes le permettent. Donner d’une famille à une autre est complètement acceptable.
Quelle est l’obligation d’avoir un festin à Pourim ?
Manger de la viande et boire du vin le jour de Pourim. Le Talmud enseigne qu’une personne doit boire “ad délo yada”, jusqu’à ce que sa capacité à distinguer entre Mordékhaï et Haman soit floue. Le Réma traduit cela par boire plus que d’habitude, jusqu’à la somnolence, pas nécessairement d’être ivre.
Les femmes sont-elles obligées ?
À la séoudat Pourim, oui. Il existe un débat en ce qui concerne à quel point les femmes devraient boire, surtout à la lumière d’un passage talmudique qui met en garde les femmes contre l’excès de boisson, avec quelque soutien halakhique pour les femmes à boire selon l’opinion du Réma, ad délo yada lors de Pourim, un peu plus que d’habitude.
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