Retournez à Étude de la Torah III : Ouvertures
Quels textes les femmes devraient-elles étudier et pourquoi ? Comment ?
Points-clés
Que se passe-t-il après que le ‘Hafets ‘Haïm donne son approbation au Beis Yaakov ?
Des appels à réduire l’accès à la Loi écrite et à ses commentaires ne regagnent jamais du terrain. Enseigner la Loi orale aux femmes reste cependant sujet à débat du fait d’interprétations différentes du changement du monde et du type de Torah dont les femmes ont besoin à la lumière de cette évolution.
Quelles sont les opinions concernant la Loi orale pour les femmes ?
Les opinions vont d’une approbation limitée (p. ex. le rabbin Moché Feinstein), à celle selon laquelle il n’y a aucune restriction halakhique (p. ex. le rabbin Mordekhaï Éliyahou), jusqu’à considérer cela comme un impératif (p. ex. le rabbin Joseph Dov Soloveitchik).
Existe-t-il un point de convergence entre les différentes opinions ?
Oui, une reconnaissance générale que :
- Les femmes ont une part dans la Torah et l’accès textuel à celle-ci doit être élargi par rapport à ce qu’il était historiquement.
- De nos jours, si quelqu’un n’étudie pas la Torah, il y a des risques que cela mène à la frivolité.
- La justification halakhique pour les femmes d’étudier indépendamment existait déjà avant le Beis Yaakov, tout débat devrait concerner les orientations pédagogiques collectives plutôt que de porter sur les individus.
Que recommandent ceux soutenant l’étude de la Loi orale par les femmes ?
- Le rabbin Soloveitchik encourageait à enseigner la Torah aux filles de la même manière qu’aux garçons.
- Le rabbin Aharon Lichtenstein était plus réservé sur l’idée d’imposer à toutes les femmes qu’elles étudient le Talmud intensivement mais pensait que tous les domaines de la Torah devaient être enseignés aux femmes sérieusement et correctement par respect pour la Torah et par respect pour les femmes.
- Le rabbin de Loubavitch, le rabbin Ména’hem Mendel Schneerson, était d’accord que les femmes devaient étudier la Torah écrite et la Torah orale et ajoutait que l’étude des femmes est un signe positif de l’approche de la Rédemption.
Quel est le but de l’étude de la Torah des femmes ?
L’étude de la Torah de tout un chacun devrait contribuer à l’observance halakhique, à forger un caractère moral et à renforcer la foi. L’immersion dans la Torah peut être transformatrice, enrichissant l’avodat Hachem de l’individu et de la communauté.
