Quelles sont les mitsvot et les coutumes d’Érèv Yom Kippour ? Pourquoi sont-elles importantes ? Comment s’appliquent-elles aux femmes ?
Points-clés
Quelle est la particularité d’Érèv Yom Kippour ?
La Torah nous dit de nous mortifier le dixième jour du septième mois (Tichri) et dit ensuite que nous devons observer notre Chabbat “dès le neuf du mois au soir, depuis un soir jusqu’à l’autre” (Vayikra 23:32).
Cela peut signifier deux choses :
- Tosséfèt Yom Kippour Un commandement de la Torah de prolonger l’observance de Yom Kippour qui commence juste avant le dix, c’est-à-dire à la fin du neuf et continuer un peu au début du onze.
- Manger le 9 [Tichri] En mangeant le 9, avant le début du jeûne, cet acte est considéré comme si nous nous étions mortifiés pour un deuxième jour.
Pourquoi cela est-il important ?
Nous mangeons pour nous préparer aux privations de Yom Kippour comme une sorte de repas de Yom Tov en avance pour Yom Kippour puisque nous ne pouvons pas manger le jour-même.
Les femmes sont-elles obligées par ces mitsvot ?
Oui.
- Le Talmud dérive l’obligation de Tosséfèt Yom Kippour d’une lecture attentive de Vayikra 16:29.
- Les femmes doivent se préparer pour Yom Kippour et prendre part aux repas de Yom Tov.
Quels sont les autres rituels pratiqués le 9 de Tichri ?
L’immersion au mikvé, pendant la journée et sans brakha, comme :
- Une affaire de pureté rituelle
- Une tentative de ressembler aux anges
- Ou un acte de tchouva, repentance.
Les femmes peuvent-elles s’immerger Érèv Yom Kippour ?
Beaucoup le font par coutume avec un accent mis sur la tchouva. Il y a un débat concernant l’immersion des femmes célibataires ou des femmes mariées en état de nidda à cet objectif.
Autre chose ?
Bien que Dieu la commande toute l’année, la tchouva est particulièrement appropriée pour nous mener à l’expiation de Yom Kippour. La confession verbale, vidouï, est la mitsva centrale de la tchouva. Il doit être récité à min’ha à Érèv Yom Kippour, avant le repas, au cas où un incident pendant le repas ne l’empêche de le réciter plus tard.
En accord avec une opinion que nous devons également réciter une forme de vidouï après le repas mais avant maariv, de nombreuses personnes récitent Lékha Éli ou Téfila Zaka (Voici un texte de Téfila Zaka pour femmes).
Une dernière chose ! Avant d’allumer les bougies, nous allumons des bougies de yahrzeit (azkara) pour des parents décédés (certaines coutumes permettent d’en allumer plus) et une bougie à utiliser pour la havdala. Ceux ayant des enfants les bénissent après l’allumage des bougies.
Intéressés à en apprendre plus à propos de Yom Kippour ?
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