Retournez à Allumage des bougies I : Qui, quoi et où
À quel moment allumons-nous les bougies ? Comment cela est-il lié à l’acceptation de Chabbat ? Quelle est la procédure optimale pour allumer ?
Points-clés
Quand devons-nous allumer les bougies de Chabbat ?
À tout moment à partir de plag ha-min’ha en fin d’après-midi (une heure et quart halakhique avant chkiya) jusqu’à un peu avant chkiya (coucher du soleil halakhique).
La coutume est d’allumer environ vingt minutes avant chkiya. Cela facilite l’accomplissement de tosséfèt chabbat, la mitsva d’ajouter du temps à Chabbat, pour ceux qui acceptent Chabbat avec l’allumage.
Quand devons-nous allumer pour Yom Tov, pour lequel allumer à partir d’une flamme préexistante est permis ?
- Lors de la première nuit, avant chkiya, comme pour Érev Chabbat, bien que certaines autorités justifient l’allumage à la nuit tombée à partir d’une flamme préexistante, pour que l’allumage soit cohérent avec la seconde nuit.
- Lors de la seconde nuit, beaucoup attendent jusqu’à la tombée de la nuit pour ne pas préparer pour le second jour lors du premier jour. Il est cependant permis d’allumer à partir de chkiya pour profiter de la lumière.
L’allumage des bougies signifie-t-il accepter Chabbat ?
- Le Choul’han Aroukh présente un débat entre l’opinion que ça ne l’est pas et une opinion minoritaire que ça l’est.
- Le Réma écrit que la pratique commune suit l’opinion minoritaire mais néanmoins une femme peut demander à d’autres membres de son foyer d’effectuer des tâches pour elle après l’allumage.
Une femme peut-elle allumer à la condition de ne pas encore accepter Chabbat ?
Oui, selon de nombreuses autorités, bien qu’en pratique cela soit restreint à des cas de besoin. Le Kaf ha-’Haïm par exemple statue qu’une femme qui a l’intention de réciter Min’ha à la synagogue peut d’abord allumer à la condition qu’elle n’accepte pas Chabbat jusqu’à Kabbalat Chabbat.
Qu’est-ce qu’une femme doit dire lors de l’allumage ?
- La brakha “léhadlik nér chél chabbat”. Bien que cette bénédiction n’apparaisse pas dans le Talmud, Rabbénou Tam justifie sa récitation car le chalom bayit est déjà accompli lors de l’allumage et à cause du poids qu’il accorde aux responsa géoniques et aux traditions des femmes.
- Après l’allumage, une téfila personnelle, un yéhi ratson ou une autre prière traditionnelle, Téfilat ‘Hanna, et/ou une prière pour les autres (comme celle-ci).
- Nous discutons de la récitation de la brakha chéhé’hyanou à Yom Tov ici.
Quand une femme doit-elle réciter la brakha ?
- Avant d’allumer, tout comme nous récitons les autres brakhot avant d’effectuer les mitsvot (Rambam, Choul’han Aroukh). Cette opinion est suivie par beaucoup de communautés sépharades et par les hommes qui allument.
- Après avoir allumé, la brakha elle-même indiquant l’acceptation de chabbat (le Réma note que c’est la coutume prévalente). Le mouvement circulaire des mains et se couvrir les yeux sont incorporés dans cette approche afin que le bénéfice de la lumière soit retardé jusqu’à après la brakha.
- À Yom Tov, certains récitent d’abord la brakha puisque allumer une bougie à partir d’une flamme existante est possible (Rebbetsin Bayla Falk). D’autres récitent la brakha après l’allumage pour maintenir une cohérence (Maguen Avraham).
