Quelle est la nature de la mitsva de Sim’hat Yom Tov (se réjouir lors d’un jour de fête) ? Quelle est l’obligation d’une femme à cet égard ?
Points-clés
En quoi consiste la mitsva de se réjouir lors des jours de fêtes, vésama’hta bé’hagé’ha ?
La mitsva est de parvenir à un état intérieur de joie devant Dieu. Nous accomplissons cette mitsva en faisant des actions externes qui encouragent la joie. Au temps du Beth hamikdache, accomplir la mitsva impliquait d’aller à Jérusalem pour festoyer avec les offrandes de paix de réjouissance (chalmé sim’ha).
La réjouissance sincère devant Dieu est une forme de célébration et non de la sottise ou de la frivolité et inclut les membres plus faibles de notre société.
La mitsva s’applique-t-elle aux femmes ?
D’un côté, se réjouir lors d’un jour de fête semble être une mitsva positive liée au temps desquelles les femmes sont exemptes, mais la Torah liste les femmes comme devant se réjouir.
Dans le Talmud, rabbi Zéra maintient que les femmes sont complètement obligées dans la mitsva. Abayé suggère que l’obligation des femmes est indirecte, ou à tout le moins, moins franche, puisqu’un mari porte l’obligation halakhique de donner à sa femme une raison de se réjouir.
Le consensus halakhique est que les femmes sont obligées de se réjouir lors des jours de fêtes.
Qu’est-ce que cela signifie en pratique ?
Une femme doit manger des repas festifs notamment de la viande et du vin (si elle les apprécie). Elle doit recevoir ou faire des achats ou faire des actions qui ajoutent à sa réjouissance devant Dieu et elle doit faire un effort pour contribuer à la joie des autres au sein de son foyer et de sa communauté.
