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Les femmes doivent-elles réciter le Chmoné Esré ? À quelle fréquence ?
Points-clés
Les femmes ont-elles une obligation de réciter le Chmoné Esré ?
Selon le sens littéral de la michna et du talmud est que les femmes sont obligées de réciter le Chmoné Esré à ses heures fixées – le matin à la fin de la quatrième heure halakhique ou du moins jusqu’à ‘hatsot (midi halakhique) et Min’ha au coucher de chkiya (soleil halakhique). La Michna Broura statue que tel est l’avis de “la plupart des autorités halakhiques”.
Qu’en est-il de Maariv ?
La Michna Broura affirme que les femmes sont exemptes de réciter Maariv car les hommes l’ont adoptée comme une coutume contraignante mais les femmes dans leur ensemble ne l’ont jamais fait collectivement. D’autres autorités sont en désaccord et ne voient aucune raison de distinguer entre la récitation de Maariv par les femmes et par les hommes.
Quel est le fondement de la pratique de nombreuses femmes de prier moins de deux Chmoné Esré par jour ?
La position du Rambam sur l’obligation des femmes de prier est ambigüe. Dans son commentaire du Choul’han Aroukh, le Maguen Avraham suggère que le Rambam lit la michna et le talmud comme obligeant les femmes à prier à un ordre d’obligation toraïque et non seulement l’obligation de niveau rabbinique de réciter le Chmoné Esré à des temps définis. Cela semble être un limoud z’hout, moins un argument halakhique qu’une défense d’une pratique courante.
Existe-t-il une autre justification possible pour les femmes d’omettre les prières ?
Oui, s’occuper du soin apporté aux enfants. Bien que la Michna Broura statue que les femmes sont obligées de réciter le Chmoné Esré de Cha’harit et de Min’ha, son fils rapporte qu’il avait dit à sa femme que s’occuper des enfants la libérait de son obligation de prier.
Quels pourraient-être les fondements halakhiques de cette position ?
- Intentionnalité (Kavana) : Le Talmud suggère que l’on ne devrait pas prier du tout si l’on est incapable de se concentrer. Bien qu’en pratique cela ne s’applique qu’à la personne incapable de penser aux mots, cela peut aussi s’appliquer à quelqu’un distrait par les exigences de s’occuper d’enfants.
- L’occupation par une mitsva (Ossek bémitsva) : L’implication dans une mitsva libère une personne d’en faire une autre. Bien qu’en pratique cela ne s’applique que lorsqu’une personne est en train d’accomplir activement une mitsva et ne peut pas facilement exécuter les deux mitsvot sans difficulté, cela peut également s’appliquer à quelqu’un occupé dans le soin apporté aux enfants.
Quel est le minimum qu’une femme peut réciter chaque jour ?
Même en s’appuyant sur des opinions souples, une femme devrait au moins réciter l’expression d’une louange, d’une requête et d’un remerciement chaque jour et ce qui est mieux réalisé par la récitation du Chmoné Esré. Il appartient à chaque femme de déterminer la mesure de prière qu’elle peut assumer à chaque étape de sa vie.
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