Quelle est la nature de l’offrande de moussaf ? Comment est-elle liée à la prière de moussaf ? Les femmes ont-elles l’obligation de réciter téfilat moussaf ?
Points-clés
Qu’est-ce que le korban moussaf ?
Le sacrifice supplémentaire offert à Chabbat, Roche ‘hodèche, Yamim Naraïm et les jours de fête comme reflétant la sainteté spécifique de chaque jour – kédouchat hayom.
Le korban moussaf est une offrande communautaire. Elle appartient à la communauté dans son ensemble, ou, alternativement, ceux qui contribuent avec un demi-chékèl aux fonds du Temple en sont tous copropriétaires.
Qu’est-ce que la tefilat moussaf et comment est-elle liée au sacrifice ?
La téfilat moussaf est récitée les jours où le korban moussaf serait offert. La prière inclut une bénédiction centrale de kédouchat hayom qui décrit le korban moussaf.
Les autorités halakhiques débattent si téfilat moussaf est une prière cherchant la compassion, ra’hmi, comme les autres prières ou seulement un substitut pour le korban moussaf.
Les femmes sont-elles obligées de dire téfilat moussaf ?
Cela est sujet à débat.
Les raisons pour exempter :
- Si l’obligation à dire la tefilat moussaf dépend de la détention d’une portion dans le korban moussaf et qu’il appartient spécifiquement aux contributeurs obligatoires du demi-chékèl (hommes de plus de vingt ans).
- Si la tefilat moussaf n’est pas ra’hmi puisque l’obligation des femmes de la prière quotidienne est fondée sur la recherche de ra’hmi.
Les raisons pour obliger :
- Si le korban moussaf appartient à l’entière communauté ou si l’on dit que l’obligation de réciter téfilat moussaf dépend uniquement de l’expiation qu’elle procure.
- Si téfilat moussaf est ra’hmi ou ne doit simplement pas être différenciée des autres prières.
- Si tefilat moussaf est fondamentalement une expression de kédouchat hayom, comme kiddouche, dans lequel les femmes sont obligées.
Quelle est la halakha en pratique ?
À Roche Ha-Chana et Yom Kippour, la téfilat moussaf est clairement rah’mi et l’opinion selon laquelle les femmes y sont obligées est la plus largement répandue.
Sinon, puisque les femmes peuvent réciter la téfilat moussaf volontairement et peuvent avoir une obligation de la réciter, une femme priant régulièrement devrait faire un effort pour la réciter. Elle peut s’appuyer sur les opinions qui exemptent si nécessaire.
