Une femme peut-elle réciter une brakha (bénédiction) sur l’exécution volontaire d’une mitsva ?
Points-clés
Qu’est-ce qu’une birkat ha-mitsva ?
Avant de faire une mitsva, nous récitons typiquement une brakha (bénédiction) qui inclut la formule classique “acher kidéchanou bé-mitsvotav vé-tsivanou…” “Qui nous a sanctifiés à travers Ses commandements et nous a commandés…”
À quoi sert une birkat ha-mitsva ?
La brakha sur une mitsva définit et élève l’acte de mitsva et nous aide à nous concentrer dans son exécution.
Une femme peut-elle réciter une brakha lors de l’exécution volontaire d’une mitsva ?
Rabbénou Tam affirme que oui. Rambam affirme que non.
Quels sont les problèmes éventuels ?
- Brakha ché-eina-tsrikha, une bénédiction non justifiée. Cela est interdit et considéré comme le fait de prononcer le nom de Dieu en vain. Rabbénou Tam affirme qu’il s’agit d’une interdiction rabbinique, ce qui laisse plus de flexibilité mais le Rambam affirme qu’il s’agit d’un interdit de la Torah.
- “Vé-tsivanou”, “et [Dieu] nous a commandés.” Une femme qui est exempte n’a pas reçu le commandement.
Comment peut-on justifier qu’une femme exempte d’une mitsva dise “vé-tsivanou” ?
Le Ran explique que “nous” fait référence au peuple juif dans son ensemble. Les femmes peuvent réciter la brakha sans dire quelque chose d’incorrect car les femmes font partie du peuple juif.
Quelle est la halakha ici ?
La plupart des autorités achkénazes suivent le Réma qui permet aux femmes d’exécuter des commandements positifs liés au temps et de réciter leurs bénédictions.
Le Choul’han Aroukh suit l’opinion du Rambam : il permet l’acte de la mitsva mais interdit que les femmes récitent la bénédiction. D’autres autorités sépharades majeures, comme le ‘Hida et le Ben Ich ‘Haï, permettent aux femmes de réciter les bénédictions sur les commandements positifs liés au temps. Les communautés sépharades maintiennent des traditions différentes sur ce sujet.
